 |
 |
 |
 |
| « Antoine Marcas » |
| Jeudi 01 Avril 2010 |
 |
Antoine Marcas est commissaire à Paris et franc-maçon au Grand Orient de France. C’est un personnage en quête d’idéal, sans cesse ramené à la dure réalité qu’il côtoie dans son métier.
Sa double fonction de policier et franc-maçon lui permet d’être aux premières « loges » dans le cadre de crimes en lien avec son organisation ou encore ses opposants. Et ceux-ci sont nombreux. Car si le commissaire Marcas défend l’idéal franc-maçonnique, il est prêt à reconnaître que certains abus de pouvoirs de quelques frères ont terni sa réputation.
« Antoine Marcas avait longtemps fréquenté une loge qui avait abrité entre autres des porteurs de valise pour les partis politiques, de faux facturiers patentés et des intermédiaires douteux, mais habiles à truquer les marchés publics en particulier dans le bâtiment. La loge discrètement nichée dans un pavillon de banlieue parisienne avait été progressivement gangrénée de l’intérieur par un réseau de corruption au plus haut niveau de la vie politique. Écoeuré par ses découvertes, un an après que les journaux n’en fassent leurs choux gras, il avait changé de loge, pas d’obédience. » p. 43 Le rituel de l’ombre
Face à ces dérives, le commissaire Marcas s’est lancé dans l’étude de la symbolique maçonnique et de son histoire, comme pour contrebalancer les dérives modernes :
« En réaction, il s’était plongé à ses heures perdues dans l’histoire et le symbolisme maçonnique comme si le passé pouvait laver les souillures du présent. Au fil des ans, ses recherches étaient accueillies avec le plus grand respect et sa réputation d’intégrité le précédait dans les loges qui l’invitaient à présenter ses travaux. » p. 44 Le rituel de l’ombre
Il a fait de ces études un exutoire à sa vie privée trop compliquée. Car Marcas est divorcé et voit très peu son fils.
« Seul. C’était bien le mot. Une ex-femme définitivement hostile. Des amours éphémères. Et un fils à mi-temps. Le portrait d’un flic comme tant d’autres, dévoré par son travail et dont les tempes restaient toujours aussi noires en dépit d’une quarantaine indocile. Il ne pouvait même pas faire le coup des tempes argentées pour séduire. » p. 171 Conjuration Casanova
Entre ésotérisme et rituels, crimes secrets et complots en haut lieu, idéal et faiblesse humaine, les enquêtes d’Antoine Marcas nous font entrer dans le monde intriguant de la franc-maçonnerie et de son histoire. Elles nous permettent de mieux cerner une organisation qui génère bien des rumeurs et des mythes, attise aussi bien la haine et la jalousie que la fascination.
Les enquêtes d’Antoine Marcas :
Le rituel de l’ombre
Conjuration Casanova
Frères de sang
Les auteurs :
Journaliste dans un grand quotidien national, Éric Giacometti a enquêté à la fin des années 1990 sur la franc-maçonnerie dans le cadre des affaires sur la Côte d’Azur.
Jacques Ravenne est le pseudonyme d’un franc-maçon élevé au grade de maître au rite français.
Amis depuis plus de 25 ans, ils ont inauguré leur collaboration littéraire avec Le rituel de l’ombre (2005). Ils réitèrent l’expérience en 2006 avec Conjuration Casanova, et en 2007 avec Le frère de sang.
Retrouvez toute l’actualité de Éric Giacometti et Jacques Ravenne sur :
www.polar-franc-macon.com |
|
 |
 |
 |
 |
|