Poésies

Détails du livre

  • Date de parution02 Novembre 2009
  • Classiques - Classiques
  • 352 pages
  • Format : Poche broché
  • 9782266200363

Poésies

Paul VERLAINE

4,95 €

Édition présentée et commentée par Maurice Mourier, maître de conférences de littérature française à l’université de Paris X.

En 1896, une foule d’amis, d’écrivains et de prostituées accompagne le cercueil de Verlaine, sacré « Prince des poètes », au cimetière des Batignolles. Plus d’un siècle plus tard, on écoute encore « la chanson bien douce » qui transfigure une vie de vagabondage, de misère, d’absinthe et de déchéance, souvent sauvée par l’humilité et la foi. Le poète maudit fascine encore. Des « Fêtes galantes » aux « Romances sans paroles », comment une telle musique, de telles harmonies peuvent-elles surgir d’une destinée si incohérente ?

« Va mon Livre, où le hasard te mène », disait-il dans les poèmes saturniens, par les chemins de la tendresse et de la volupté, du vice et de la prison, du mysticisme et de l’Art.

Lire avec le texte intégral et la préface présentant l’oeuvre et son auteur.

Comprendre avec « Les clés de l’oeuvre » : 23 pages pour aller à l’essentiel ; 133 pages pour approfondir.

BIOGRAPHIE DE Paul VERLAINE

Paul Verlaine est né à Metz en 1844. Après des études au lycée Condorcet à Paris, il devient fonctionnaire municipal à l’Hôtel de Ville et consacre tout son temps libre à la poésie : Poèmes saturniens (1866) et Fêtes galantes (1869) lui apportent la notoriété. Son mariage avec la jeune et douce Mathilde (1870) n’est qu’une brève parenthèse apaisante dans une vie de bohème agitée ; pendant le siège de la Commune, il se remet à boire et finit par abandonner sa femme pour vivre une folle aventure avec Arthur Rimbaud qu’il a rencontré en septembre 1871 (Romances sans paroles, 1874). Après un séjour en Angleterre, la liaison s’achève dans la violence en Belgique : Verlaine ivre tire sur Rimbaud, qui n’est que blessé, en juillet 1873 ; après deux ans de prison, malgré une éphémère conversion morale et mystique (Sagesse, 1881), il sombre dans l’alcool et la déchéance. Ses derniers poèmes (Jadis et naguère, 1884) traduisent un permanent déchirement entre les impossibles résolutions et les rechutes dans le vice. Il meurt dans le dénuement en 1896.