Du fond de l’abîme

Détails du livre

  • Date de parution21 Mars 2002
  • Terre Humaine Poche
  • Traduit par : Nathan WEINSTOCK
  • 736 pages
  • Format : Broché
  • 9782266121682

Du fond de l’abîme

Journal du ghetto de Varsovie

Hillel SEIDMAN

10 €

Le ghetto de Varsovie, 350 000 Juifs ; juillet 1942. Des rumeurs insistantes font état de la déportation imminente des Juifs. C’est à ce moment précis que le jeune archiviste de la communauté, Hillel Seidman, décide de consigner dans un journal le récit de l’horreur quotidienne pour le transmettre à la postérité. Il poursuivra cette chronique de l’angoisse jusqu’à son arrestation en janvier 1943, sauvé par un extraordinaire passeport paraguayen.

Le « Journal du ghetto », rédigé en hébreu, a paru en 1946, suivi d’une traduction yiddish en 1947. N’ayant jamais fait l’objet d’une édition dans une langue à diffusion internationale, ce texte est resté méconnu ; il s’agit pourtant d’un document humain bouleversant, qui restitue, à travers le vécu d’un homme profondément religieux, la résistance obstinée et multiforme des Juifs de Varsovie à l’entreprise génocidaire nazie.

Préfacé, traduit de l’hébreu et du yiddish et annoté par Nathan Weinstock, le « Journal du ghetto » de Seidman est accompagné d’un dossier documentaire et critique composé par Nathan Weinstock et Georges Bensoussan, avec la collaboration de Micheline Weinstock, qui fait de ce livre un document unique.

BIOGRAPHIE DE Hillel SEIDMAN

Né en Galicie orientale en 1905, Hillel Seidman a été élevé par son grand-père dans la tradition hassidique. Auteur de nombreux ouvrages sur le judaïsme, il est également docteur en philosophie et journaliste, et a adhéré à l’Aguda, le mouvement des sionistes révisionnistes. À la fin des années 30, il devient secrétaire du Cercle parlementaire juif à la Diète polonaise, puis directeur des archives de la communauté juive de Varsovie, la Kehilla. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il assiste à la déportation massive du ghetto institué en 1940 à Varsovie, vers le centre d’extermination de Treblinka. Il recrute de nombreux responsables juifs pour les protéger, et réussit à se procurer des faux papiers paraguayens, ce qui lui vaut d’être arrêté en janvier 1943, puis transféré à Vittel. Lorsqu’il parvient à s’échapper, il se réfugie aux États-Unis. Le journal qu’il a tenu durant toute cette période paraît en hébreu en 1946, et en yiddish en 1947. Hillel Seidman est décédé en 1995.