Les veines ouvertes de l’Amérique latine

Détails du livre

  • Date de parution13 Novembre 2001
  • Terre Humaine Poche
  • Traduit par : Claude COUFFON
  • 480 pages
  • Format : Broché
  • 9782266120883

Les veines ouvertes de l’Amérique latine

Eduardo GALEANO

8,50 €

Voici l’histoire implacable du pillage d’un continent. Nous suivons, siècle après siècle, et dans le moindre détail, la honte du mécanisme qui a conduit à une dépossession ruinant les nations d’un des espaces les plus prometteurs de l’univers.
On ne s’étonnera pas que les multinationales, monstres hybrides des temps modernes, opèrent avec cohésion en cet ensemble d’îles solitaires qu’est l’Amérique latine. Chaque pays plie sous le poids conjugué de ses divisions sociales, de ses armées, de ses polices qui l’enfoncent dans l’échec politico-économique et une plus profonde misère.
Des forces nouvelles se lèvent. Phénomène de grande conséquence, l’Église, longtemps oppressive, reprend la tradition évangélique des premiers âges et devient porteuse d’espérance : elle est résolument aux côtés des pauvres et des persécutés.
Cet ouvrage essentiel sur l’exploitation de l’homme par l’homme est à l’échelle d’un continent. Ce livre, un grand classique, est lu et commenté dans les universités nord-américaines ; il dénonce le talon d’Achille des États-Unis : l’Amérique centrale et du Sud.

BIOGRAPHIE DE Eduardo GALEANO

Eduardo Galeano est né en 1940 à Montevideo (Uruguay). À quatorze ans, il entre comme débutant au journal socialiste El Sol, où il brosse des caricatures d’hommes politiques tout en assurant la chronique des arts et du théâtre. À vingt ans, il devient chef de rédaction au grand hebdomadaire Marcha et, en 1964, directeur du journal Epoca à Montevideo. Expulsé en 1973 d’Uruguay, considéré longtemps comme la Suisse oligarchique de l’Amérique latine, aux structures immuables et invisibles, il fonde à Buenos Aires la revue Crisis qu’il dirige de 1973 à 1976.

« Je crois, dit-il, que le journalisme est une forme de littérature. Une bonne partie de la littérature latino-américaine peut se lire dans les revues et dans les journaux – depuis José Marti jusqu’à Rodolpho Walsh. Elle est la chronique de notre temps, comme l’essai et le roman. »

En 1976, Eduardo Galeano se voit obligé de quitter l’Argentine ; il figurait sur la liste des Uruguayens condamnés à mort à Buenos Aires. Journaliste, il vécut en exil à Barcelone, avant de rejoindre l’Uruguay.