Moeurs et sexualité en Océanie

Détails du livre

  • Date de parution03 Novembre 2016
  • Terre Humaine Poche
  • Traduit par : Georges CHEVASSUS
  • 640 pages
  • 9782266276733

Moeurs et sexualité en Océanie

Margaret MEAD

10 €

Cet ouvrage regroupe deux textes écrits par l’anthropologue Margaret Mead : Adolescence à Samoa (1928) et Trois sociétés primitives de Nouvelle-Guinée (1935), publiés en France dans le même volume en 1963.
L’auteur y remet en cause les évidences communément acquises concernant le rôle de chacun dans la société contemporaine. Elle analyse, à partir de ses observations de terrain, les différences de relations entre hommes et femmes. Chez les Samoans, le calme et la tolérance envers les relations multiples ou l’homosexualité sont de rigueur. Chez les Arapeshs, tout s’organise autour des enfants. Chez les Mundugumors, l’agressivité et l’individualisme sont de mise. Chez les Chambulis enfin, les hommes sont occupés à plaire aux femmes, car celles-ci possèdent le pouvoir économique.
Margaret Mead conclut que les spécificités sont culturelles. Ainsi, les rôles occidentaux (mâle dominant et femme soumise) ne sont qu’une variante parmi une infinité de possibles. Ces textes passionnants, écrits il y a près de cent ans, nous plongent dans un délicieux exotisme désormais révolu.

BIOGRAPHIE DE Margaret MEAD

Margaret Mead est l’une des figures les plus marquantes de l’anthropologie nord-américaine. Née en 1901 à Philadelphie, elle obtient son doctorat en anthropologie à Columbia en 1929.
Ses premiers travaux portent sur l’éducation et le développement des enfants dans les Îles Samoa, en Nouvelle Guinée, et à Bali : en 1930 paraît Une éducation en Nouvelle Guinée. L’origine des différences de comportement entre hommes et femmes est au cœur de sa démarche scientifique. Son travail de recherche, entamé avec Mœurs et sexualité en Océanie (1935), est essentiellement fondé sur la comparaison entre sociétés primitives et civilisation occidentale, avec une volonté d’anthropologie réflexive et de subjectivité disciplinée.
Margaret Mead, chercheur à l’American Museum of Natural History de New York, a reçu la Presidential Medal of Freedom (médaille présidentielle de la liberté), décoration américaine la plus prestigieuse.
Auteur prolifique, féministe convaincue, elle a écrit quarante-quatre livres – dont une autobiographie : Du givre sur les ronces (1972) – et plus de mille articles, faisant preuve dans ses écrits d’une remarquable force narrative, avec théâtralité et, ce qui est rare en anthropologie, avec humour. Convaincue de l’urgence d’une réforme de l’éducation et qu’un livre peut changer le monde, Margaret Mead s’est attachée, avec talent et malgré des critiques sur ses premiers travaux à Samoa, à ce qui est au cœur de la fonction de témoin, l’interaction entre l’observateur et l’observé.
Elle s’est éteinte en 1978 à New York.